19 Janvier 07... Pensée à l'an dernier
Trois nuits de suite, j'ai rêvé d'elle.
La nuit du dimanche-lundi: elle était fatiguée. Je ne voyais pas sa tête, elle était allongée dans un sac de couchage... Comme les rêves sont bizars, j'ai rêvé de plsrs endroits, et elle était tjs la, allongées... Dans un sac de couchage bleu foncé...
La nuit du lundi-mardi: je rêve d'elle mais souffrante, je crois que je l'aidais, elle était emputée des jambes et elle avait les bras écourtés...
A noter: ce mardi là, il avait plu toute la journée et surtout le soir, qd j'étais au bad. Les vitres était donc pleine de buées... Je me suis amusée à dessiner une femme grandeur nature. Mais les traits ont coulé, donnant un air triste à la femme, comme si elle pleurait. J'ai écris alors sur la vitre une phrase à propos des larmes... Je vous la réécrirais une fois retrouvée.
La nuit du mardi-mercredi: elle était morte... La famille était réunie autour du table grise comme celle chez les vétos où on pose les animaux. Un grand couloir s'étendait avec beaucoup de poste, sans décos... A droite, les salles avec les coprs (un par chambre... y'avait bcp de famille dans le couloir). A gauche, des salles d'attentes en face de la pièce avec le corps pr pleurer et se réconforter sans être devant le corps. Un moment nous avons quitter la salle "d'attente" pour voir le corps... Ma grand mère était là, allongée... Mais son visage semblait méconnaissable... On aurait dit qu'il avait fondu ou que l'eau l'avait noyé, avait mélangé les couleurs... Comme la femme dessinée...
Je me souviens de tous ces détails car j'étais marquée. Je vous assure que le mercredi soir, j'ai eu peur de m'endormir. C'est bizar, cette cohérence: fatigue, souffrance puis mort... Comme dans la réalité. Comme ce qu'elle a vécue. J'ai, pdt toute la journée du mercredi, supplié ma gand mère pour qu'elle arrête d'apparaître ainsi dans mes rêves... Toute la semaine, j'avais peur de dormir. Elle n'est jms réapparut dans ces états. Je ne suis pourtant pas croyante mais il m'arrive de lui parler. Depuis sa mort, j'ai accepté la vie éternelle (c'est à dire que son âme vit encore autour de nous) car c'était trop dur. C'est une sorte de réconfort pr moi. Je sais que je n'accepterais jms sa mort. Je lui parle encore aujourd'hui. Je ne vous cache pas que j'ai l'impression qu'elle lit cet article et qu'elle a entendu mon discours à son enterrement.
Elle a vraiment souffert... avant sa mort... J'ai l'impression que j'aurais pu faire plus pour elle. Parfois je m'en veux, même si je sais que je ne dois pas au fond... Mais non, c'est un besoin en moi... Parfois même, je lui en veux de ne pas s'être fait suivie. Rendez-vous compte, ma mère a trouvé des truc de 1994 qui signalait un début de boule (cancer du sein)! Dommage que tu sois partie comme ça... La dernière image que j'ai de toi ne survivra pas en moi.. Je garderais le reste, les bons souvenirs...
Voilà... Mamie je t'aime tu me manques tant....
Voici, à la suite, le discours que j'ai prononcé lors de son enterrement...
D'après certains, il a "arraché les larmes aux yeux"... C'était dur à le dire sur le coup... Mamie jtm encore!
Mamie
Je me rappelle de tous les bons moments en ta compagnie... Une femme comme toi, il y en a qu'une, une unique que j'ai eu la fierté d'avoir comme grand mère. Tu n'as pas toujours eu la belle vie, certes, mais nous étions là pour toi. Tu le savais. Malgré ton petit caractère, tu étais une femme exceptionnelle, qui pensait à elle en dernier... Tu n'avais pourtant qu'un rêve. Tu voulais vivre aussi longtemps que ton père... C'était ton unique souhait... qui ne s'est pas réaliser... Loin de là. Je me rappelle de tous ces bons moments. Cette tendresse que tu nous donnais. J'avoue que nous avions bien fait quelques malheurs entre cousins, mais nous le regrettons tous aujourd'hui.
Toi qui étais toujours là pour nous
Toi qui ne pensais jamais à toi même
Toi qui...
Mais pourquoi est-ce les femmes comme toi qui payent?
Pourquoi toi?
Jeudi, tous tes descendants, sans exception près, furent réunir autour de toi. On pleurait. Au fond de nous, nous savions que c'était le meilleur moyen pour que ta souffrance cesse enfin... Il y a une phrase. Une phrase que tu as eu du mal à prononcer mais qui restera gravé dans mon esprit à jamais. « Je vous aime tous! » Sache que nous aussi, on t'aime... Et je parle au nom de tous. Personne ne peut ressentir de la haine envers toi.Je te promets que nous serons forts, comme tu l'a toujours été.
Il y a au fond de toi, une lueur qui ne finira jamais
Il y a au fond de toi, un amour que tu as su donné
Mais tu as devant toi, une famille qui t'aime plus que tu ne le crois
Tu as devant toi, une famille qui ne t'oubliera jamais
Enfin je te promets de veiller sur ta chienne comme je fais pour les miennes.
J'aurais voulu que tu connaisses tes arrières petits enfants, que tu sois fière de tous tes descendants.